2 formes de douleurs du coude

Le coude faisant partie de nos articulations peut être également frappé par le rhumatisme.

L’épicondylite ou « tennis-elbow »

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C’est ainsi que les malades désignent habituellement cette douleur qui siège sur la petite saillie osseuse à la face externe du coude. Les médecins, quant à eux, l’appellent épicondylite, c’est-à-dire inflammation de l’épicondyle.

Tennis-elbow

Tennis-elbow

Symptôme de la douleur

En effet, au coude comme à l’épaule, les tendons peuvent s’enflammer près de leur attache sur l’os, et devenir la source de douleurs tenaces.

A la suite d’efforts violents ou répétés (tennis) ou encore sans raison apparente, le tendon s’enflamme et le malade ressent une douleur sur la partie extérieure du coude, douleur qui descend le long de l’avant-bras.

Elle est provoquée par certains gestes, notamment ceux qui s’accompagnent d’un mouvement de torsion de l’avant-bras : verser du vin, tourner un bouton de porte, torde du linge…

Certains sports réveillent électivement la douleur : escrime, golf, et surtout tennis où elle est très fréquente. C’est d’ailleurs pourquoi, on lui a donné en Angleterre le nom de tennis-elbow (coude du tennis).

Mais cette gêne peut s’observer également chez bien des gens qui ne jouent jamais au tennis.

A l’examen du coude, tout se limite à une douleur vive à la pression de ce petit relief osseux.

Dans les cas les plus favorables, tout disparaît en quelques semaines grâce à la mise au repos du coude.

Mais bien souvent, la gêne se prolonge pendant des mois, voire des années, et peut devenir préoccupante notamment s’il s’agit de sportifs professionnels contraints d’interrompre leur activité.

Traitements

Les médicaments sont généralement peu efficaces. Les infiltrations locales sont le meilleur  traitement, mais il arrive qu’il soit nécessaire de les répéter assez fréquemment tant cette petite gêne est tenace et récidivante.

Il faut d’ailleurs être prudent car la répétition des infiltrations risque d’entraîner à la longue une atrophie, sorte de fonte de la peau, en regard de l’épicondyle. Dans tous les cas, le sport responsable doit être interrompu jusqu’à la guérison complète.

Les petites vibrations du coude occasionnées par les raquettes en bois entretiennent souvent l’inflammation et la douleur réapparaît lors de chaque match.

Les raquettes en métal ou en fibres de verre, qui provoquent beaucoup moins de vibrations, sont à conseiller lorsque la reprise du tennis est enfin possible. De plus, il faut s’assurer que le manche de la raquette n’est pas trop gros pour la main qui le serre.

En cas d’échec des infiltrations, on peut utiliser l’électrothérapie (ultra-sons) ou la radiothérapie anti-inflammatoire, mais les résultats sont inconstants et généralement très longs à se manifester.

Si le mal s’éternise, et résiste à tous les traitements, on peut en dernier recours faire appel au chirurgien.

L’épitrochléite

Golf-elbow

Golf-elbow

Il s’agit de symptômes tout à fait comparables à ceux de l’épicondylite mais dans ce cas, la douleur siège à la face interne du coude.

C’est encore l’inflammation des tendons près de leur attache sur la petite saillie osseuse, que l’on appelle l’épitrochlée. Cette localisation est beaucoup plus rare mais s’observe assez volontiers chez les joueurs de golf qui, sport oblige, lui donnent le titre de « golf-elbow ».

Elle est généralement moins tenace et moins difficile à traiter que le tennis-elbow et cède rapidement à quelques infiltrations faites au bon endroit.

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