2 types de douleurs de l’épaule

Lorsqu’un malade se plaint de l’épaule, il y a 9 chances sur 10 pour qu’il s’agisse d’une périarthrite (rhumatologie de l’épaule).

Ce terme de périarthrite (péri : autour) indique que les lésions siègent – non pas dans l’articulations – mais autour d’elle.

Il en existe plusieurs variétés :

Une douleur gênante mais supportable : la tendinite

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La douleur apparaît parfois à la suite :

  • d’un faux mouvement
  • d’une chute
  • d’un effort
  • ou même d’un simple refroidissement

Tout peut disparaître au bout de quelques semaines, mais il se peut aussi que la douleur s’installe. Il est également possible que l’épaule se bloque et s’ankylose peu à peu.

A quoi est due cette douleur ?

Presque toujours à l’inflammation de l’un des tendons qui entourent l’épaule et plus particulièrement celui du muscle sus-épineux qui effectue un dur travail quand il faut soulever le bras sur le côté pour l’écarter du corps.

On conçoit qu’à partir de l’âge de 40 ans, ce tendon surmené soit fatigué.

Parfois, l’usure porte sur un autre tendon, celui du long biceps par exemple. Dans ce cas, la douleur est située plus bas et plus en avant.

Presque toujours, ces lésions d’usure sont silencieuses et ne donnent lieu à aucune douleur.

Mais il suffit qu’un jour elles s’enflamment pour que le tendon devienne douloureux quand il se met en mouvement.

La tendinite

La tendinite

Le traitement

Les calmants ou mieux des anti-inflammatoires sont généralement très efficaces.

Mais la mise au repos du tendon enflammé c’est-à-dire, en fait, de toute l’épaule est aussi nécessaire.

Il faut absolument éviter les efforts ainsi que tous les mouvements qui réveillent la douleur. Et savoir qu’une rééducation intempestive risque fort d’aggraver les choses.

Si les douleurs sont vives et le malade réellement gêné, le traitement de loin le plus efficace et le plus rapide consiste à pratiquer quelques infiltrations au contact du tendon.

Le résultat obtenu est généralement très spectaculaire.

Une douleur brève mais suraiguë : la calcification

La douleur est, dans ce cas, extrêmement vive, parfois insupportable. Elle est plus pénible encore la nuit.

Le bras reste collé le long du corps car le malade évite soigneusement de le bouger.

C’est à peine si on parvient à le déshabiller pour l’examiner. La moindre pression du doigt sur l’épaule exaspère la douleur. Toute tentative faite pour bouger l’articulation est intolérable.

En l’absence d’un traitement énergique, ce supplice peut durer pendant 8 à 10 jours et même plus. Puis la douleur s’apaise mais pas toujours complètement.

De toute façon, la guérison n’est pas définitive et la douleur reviendra tôt ou tard.

De quoi s’agit-il ?

Eh bien, il s’agit de l’inflammation aiguë d’un tendon situé autour de l’épaule ou de la bourse séreuse qui permet le glissement du muscle qui recouvre l’épaule et qu’on appelle le deltoïde.

Presque toujours, surtout s’il s’agit de crises à répétition, la douleur est due à la présence d’une petite calcification à l’intérieur du tendon. Sa taille est variable et on la voit bien à la radio.

Parfois, le malade a la chance que cette calcification disparaisse à la suite d’une crise.

La guérison est alors définitive. Si, comme cela est habituel, il persiste encore du calcaire dans le tendon après la crise, des récidives sont à craindre.

La calcification

La calcification

Traitement

Il faut absolument immobiliser le bras en écharpe le long du corps pour lui éviter tout mouvement.

Un procédé très efficace consiste à appliquer une vessie de glace sur l’épaule pendant une demi-heure par l’intermédiaire d’un petit carré de flanelle pour éviter de brûler la peau. Cette application peut être répétée plusieurs fois dans la journée.

Bien des malades qui ignorent ce petit truc, appliquent au contraire de la chaleur, ce qui aggrave les choses.

Dans le même temps, le médecin prescrit un traitement anti-inflammatoire à fortes doses, souvent en injections intramusculaires pour agir plus vite.

Mais là encore, c’est l’infiltration faite au contact de la calcification qui donne le résultat le plus immédiat et le plus spectaculaire.

Si la calcification persiste, et si les récidives sont trop fréquentes , on peut envisager une intervention chirurgicale afin de l’enlever.

Les médecins américains opèrent très facilement ces calcifications et prétendent obtenir de bons résultats.

En France, on est beaucoup plus réservé car on estime que l’intervention est plus délicate qu’on ne pourrait le penser. En effet, la décision de l’opération dépend en partie de la situation de la calcification à l’intérieur du tendon.

Pour l’apprécier, il est nécessaire de faire une radiographie particulière de l’épaule appelée arthrographie, avec injection d’un produit opaque aux rayons X.

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