Les chaussures

« La mode est responsable des maladies du pied », a dit le Dr Goreux. C’est en grande partie vrai.

Jusqu’au Premier Empire, il n’y avait ni pied droit ni pied gauche, le pied modelait la chaussure, comme c’est encore le cas pour les escadrilles.

escadrille

Les choses ont bien changé et les chaussures aussi.

Pour les femmes, le souci d’élégance a créé une mode qui est en opposition avec la nature.

Les chaussures à talons hauts et à pointe fine portées jusqu’à ces dernières années ont été responsables d’un nombre considérable d’oignons (ou hallux valgus) et d’orteils griffe.

En effet, la chaussure à talon fait glisser le pied et les orteils vers l’avant et, pour peu qu’elle soit pointue, ne leur laisse pas une place suffisante : ils sont recroquevillés.

Il vaut mieux renoncer aux chaussures trop fines dont le talon dépasse 5 centimètres et porter des chaussures suffisamment larges à petits talons (un peu plus haut pour les pieds creux).

Quant aux chaussures « échafaudage », actuellement à la mode, véritables échasses aux talons énormes et disproportionnés, elles sont absolument rigides et leurs semelles ne se plient pas.

Elles enraidissent donc le pied.

De plus, elles sont instables, provoquent des chutes : entorses, fractures.

Beaucoup de femmes qui utilisent de tels engins conduisent leur voiture ainsi chaussées.

Le pied n’ayant aucune souplesse est parfaitement malhabile, ce qui à l’origine d’innombrables accidents.

Enfin, de telles chaussures déséquilibrent tout le squelette et peuvent favoriser ou provoquer douleurs et arthrose de genoux et de la colonne vertébrale.

Comment reconnaître une bonne chaussure

Deux geste simples. La vendeuse ne les connaît généralement pas :

  • la torsion : la chaussure étant retournée, on saisit le talon d’une main, l’avant de la semelle de l’autre et on tord ;  la partie moyenne de la semelle doit rester plate
  • la pliure : La chaussure étant à l’endroit, 2 doigts relèvent la semelle vers l’avant ;  Elle doit plier selon une ligne située au niveau ou un peu en arrière de la racine des orteils  et elle ne doit pas s’enrouler.

Le matériau

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Une bonne chaussure doit être en cuir (tige et semelle) à l’exception des deux extrémités en matériau plus souple, comme le caoutchouc qui est anti-dérapant et diminue l’ébranlement dû au choc du talon.

Le talon

Plus il est large, plus le pied est stable. Sa hauteur est sans inconvénient tant qu’elle ne dépasse pas 5 centimètres.

Les renforts

Comme leur nom l’indique, ils consolident la chaussure et la rendent plus confortable. Un cambrion en cuir ou mieux en métal doit être intégré à la semelle pour soutenir la carbure et empêcher le tangage du pied.

La semelle

Elle doit être large : la semelle débordante est plus stable, ce qui est utile notamment chez les enfant. Elle doit être souple dans le sens de la longueur, pour permettre le déroulement du pied, mais résistante latéralement pour maintenir la stabilité.

La pointure

Pour les personnes dont les pieds sont fragiles ou déformés, il faut non seulement tenir compte de la pointure de la chaussure mais de sa largeur. Il existe quelques très rares maisons spécialisées qui proposent 3 largeurs pour chaque pointure.

Les chaussures d’enfant

Les tiges montantes sont recommandées jusqu’à 18 mois. Mais la tige ne doit pas être renforcée en arrière car elle bloque alors la flexion du pied.

Pour l’enfant de 4 à 12 ans, préférer des chaussures solides et relativement rigides dans leur moitié postérieure pour bien maintenir le talon et la voûte plantaire.

Les chaussures spéciales

Chaussure orthopedique

La chaussure orthopédique n’est réservée qu’aux pieds gravement accidentés ou malformés.

Il existe aussi des modèles dits thérapeutiques pour les déformations moins importantes mais qui sont les plus fréquentes.

Actuellement, il n’existe aucune bonne chaussure thérapeutique pour adulte, ce qui est regrettable car bien des personnes souffrent dans les chaussures du commerce, même si elles sont qualifiées pour « pieds sensibles ». Les chaussures sur mesure coûtent très cher et sont donc peu utilisées. Il y a certainement là, une lacune à combler !

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