Les tendinites

Elles sont extrêmement fréquentes puisqu’elles motivent près d’une consultation sur 2 en rhumatologie.

Elles s’observent surtout entre 30 et 50 ans, sont rares avant 20 ans, exceptionnellement dans la vieillesse.

Qui est concerné ?

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  • bien entendu les sportifs ; tous les ans au gré des saisons, la France sportive tremble et s’émeut
  • mais aussi d’autres catégories de personnes allant du musicien au travailleur de force, en fait, tous ceux qui répètent un geste stéréotypé
  • Enfin, des sujets qu’apparemment rien ne prédispose à être victimes d’une tendinite

Pourquoi un tendon s’enflamme-t-il ?

 

En général, parce que le geste responsable s’effectue dans des conditions de déséquilibre.

Le problème est le même s’il s’agit d’une nouvelle raquette de tennis, équilibrée différemment, ou d’un coureur de demi-fond qui part sur une prise en tartan, ce qui modifie ses appuis.

Comment reconnaître une tendinite ?

Le diagnostic est aisé : il s’agit d’une douleur, à l’occasion d’un certain geste, et qui réapparaît à chaque répétition du geste.

Cette douleur est calmée par le repos.

Elle est réveillé par la contraction contrariée.

La radiographie ne montre généralement rien mais a le mérite d’éliminer l’hypothèse d’une atteinte osseuse, d’une petite fracture.

Quels sont les tendons les plus menacés ?

A l’épaule

Les tendinites sont fréquentes chez les sportifs, à la suite d’un surmenage, d’une chute, d’un coup.

Mais également chez des personnes d’un certain âge, sans que le moindre traumatisme ou sport puis être rendu responsable.

Au coude

C’est avant tout le fameux tennis-elbow des tennismen, mais il se voit également chez d’autres sportifs et parfois sans aucune raison apparente.

Au poignet

C’est l’inflammation des tendons situés sur le côté du poignet.

Ils sont entourés d’une gaine de glissement également susceptible de s’enflammer.

Cette partie affection survient 9 fois sur 10 chez les femme de plus de 40 ans.

Il s’agit fréquemment de ménagères, couturières, dactylos.
La douleur siège sur le côté du poignet et irradie vers le pouce en bas, et le bord externe de l’avant-bras en haut.
Elle peut devenir extrêmement gênante.
Le repos et les infiltrations donnent de bon résultats.

A la hanche

C’est ce qu’on appelle la périarthrite de la hanche.

On risque de la confondre avec l’arthrose mais la distinction est d’importance puisque la tendinite guérit aisément alors que la coxarthrose est définitive.

Au genou

La tendinite la plus habituelle est celle du quadriceps, ce muscle puissant de la cuisse qui maintient la rotule.

Elle se voit chez le sportif (athlétisme, cyclisme) ou peut être associée à une arthrose du genou
Il peut aussi s’agir d’une tendinite des muscles dit de la « patte d’oie », ou du tendon rotulien situé au-dessous de la rotule.

A la cheville et au pied

C’est la tendinite et aussi la rupture du tendon d’Achille.

La rupture est un accident assez facile à reconnaître.

En pleine course, le pied semble se dérober et partir en arrière.

L’athlète s’écroule.

Le signe majeur est alors l’impossibilité de se tenir en équilibre sur la pointe du pied.
La rupture peut être complète ou partielle.
La première est évidente mais la seconde risque de passer inaperçue.
En cas de rupture totale, le traitement est nécessairement chirurgical : suture et greffe du tendon.
Il faut compter 1 mois d’immobilisation plâtrée suivie d’une rééducation pendant 2 mois.
On permet l’appui complet et la course au bout de 3 mois et la pratique de tous les sports à partir du sixième mois.
Une déchirure partielle peut guérir sans opération avec un repos de 3 à 6 semaines et au besoin un plâtre.
En cas de tendinite simple : avant tout le repos de la cheville et l’arrêt du sport.
Si l’activité est reprise trop tôt, on risque la rechute.

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